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11 février 2008

Michel Guibal, candidat à l'élection cantonale Montpellier Centre

69c17b20d6f59173a08f3fc595542d27.gifMadame, Monsieur,

Conseiller général sortant de ce 1er canton de Montpellier, j’ai choisi de me présenter au renouvellement de ce seul et unique mandat. En effet, libre de tout autre engagement, mais riche de mon expérience municipale, je voudrais consacrer toute mon énergie d’élu à ce coeur de ville que j’habite moi-même depuis toujours.

Je ne conçois ce rôle, vous vous en doutez, que dans la plus étroite collaboration avec celle dont je fus le 1er adjoint pendant quatre ans. Toujours à 100% avec Hélène Mandroux, je serai donc plus que jamais, si vous le décidez, votre conseiller général à 100%.

 

Michel GUIBAL
Candidat du Parti socialiste, majorité départementale
Suppléante Sophie BONIFACE-PASCAL

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Commentaires

Diluns, 3 de març de 2008
LETTRE OUVERTE
aux candidat-e-s aux élections cantonales, sur département de l’Hérault , País Montpelhierenc
étendu au bassin d’Emploi de Montpellier (englobant notamment les Communautés de Communes Pays de Lunel et Pays de l’Or)


Comitat dau País Montpelhierenc,
42, carrièra Adam de Craponne,
34000 MONTPELHIÈR


Madame, Monsieur,
Lo Comitat Gardarem la Tèrra del País Montpelhierenc est le premier constitué par le mouvement altermondialiste et occitaniste Gardarem la Tèrra, lancé sur le Larzac le 9 août 2003 (présentation sur notre site : http://gardaremlaterra.free.fr). A ce titre, face à la crise sociale, politique, écologique, morale qui se vit au niveau local comme au niveau planétaire, et en revitalisant les valeurs démocratiques et sociales de solidarité, d’émancipation et de bien commun, nous voulons contribuer à l’élaboration et à la mise en œuvre de solutions tendant en particulier à construire un système fédéral démocratique mondial, à assurer un plein développement des peuples valorisant le respect de la diversité linguistique comme indispensable ferment de la variété culturelle, et à imposer une régulation socio-écologique garantissant de manière soutenable le droit à la vie (cf. en annexe 2 la traduction dans notre objet social de notre manifeste fondateur).
C’est sur la base de ce manifeste que nous attachons une attention particulière aux prochaines élections cantonales et municipales, avec leurs enjeux sociaux, écologiques et culturels. Nous ne considérons pas comme satisfaisantes l’organisation et la répartition actuelle des compétences publiques où, l’Etat et non la collectivité publique plus large, intervient directement en arbitre entre les collectivités les plus proches des citoyens, et où les instances intercommunales infra-départementales sont émiettées et en général sous le contrôle des maires des grandes villes ou des présidents du département ou de la région, effet d’une des formes de cumuls de pouvoir que nous contestons.
Pour nous, en substitution aux départements (notamment dans leurs compétences sociales et scolaires), il faudrait créer de véritables collectivités publiques à un niveau type bassin d’emploi-bassin de vie, avec assemblée (scrutin proportionnel et exécutif (collégial, scrutin majoritaire à 2 tours) élus au suffrage universel, ainsi qu’un conseil économique, social, écologique et culturel regroupant les représentants des forces vives organisées sur ce bassin, à savoir syndicats salariés, organisations d’employeurs (y compris de l’économie sociale), représentants de la vie associative, notamment écologique et culturelle. Il faudrait également en remplacement progressif des multiples communes aux tailles disparates, une reconnaissance comme premier lieu de débat et décision dans la vie publique des niveaux pays en milieu rural ou quartier en milieu urbain pour garantir une vie démocratique de proximité.
Par ailleurs, toute collectivité territoriale de proximité a besoin d’être articulée à une vraie région démocratique, disposant de pouvoirs autonomes de régulation, région ayant un poids démographique et économique vertébré par une forte cohérence historique et linguistico-culturelle, ce qui peut mettre en cause son bornage par les frontières étatiques actuelles.
Enfin chacune de ces collectivités doit pouvoir nouer des relations avec des collectivités à un niveau équivalent en Europe ainsi que dans le reste du monde, et doit être partie prenante dans une construction européenne fondée sur le Peuple, porteuse de politiques à son service, garante des autonomies régionales comme des dispositifs réglementaires et budgétaires de régulation de solidarité tendant à assurer le respect universel des droits fondamentaux (individuels et collectifs) des êtres humains à la vie.
Bien entendu, c’est dès à présent que nous demandons dans les collectivités publiques existantes :
• la mise en œuvre de pratiques démocratiques renouvelées et renforcées (limitations strictes des cumuls de mandats, différenciation des assemblées de contrôle et des exécutifs, implication large de la population dans des consultations avec informations plurielles…),
• la sauvegarde et la promotion de services publics décentralisés (notamment en matière d’éducation scolaire et populaire , de services sanitaires et sociaux, de transports, de distribution et de traitement des eaux, de traitement des déchets…) ,
• des régulations d’intérêt général, en particulier pour le développement qualitatif et quantitatif de l’emploi, pour le respect des impératifs écologiques notamment quant à la prévention du réchauffement climatique, pour une maîtrise du foncier garantissant le devenir d’activités agricoles adaptées aux impératifs d’un développement soutenable et évitant aux autochtones d’être chassés vers les périphéries par les tarifs de l’immobilier…
Par la présente lettre ouverte, nous vous interpellons pour connaître vos engagements concrets sur ces sujets. En outre, nous tenons à vous saisir directement sur l’enjeu crucial que constitue le devenir de la langue occitane : il y a aujourd’hui urgence, reconnue internationalement, à mettre en œuvre tous les moyens pour assurer son avenir de langue parlée. Nous parlons ici. dans l’esprit des nombreuses associations et personnalités qui ont soutenu le collectif Anem Òc en vue notamment de la réussite de la manifestation pour la langue occitane du 17 mars 2007 à Béziers (20 000 participants, dont 3 000 ont pris part au spectacle sous chapiteau dans les arènes qu’avait préparé Gardarem la Tèrra en mobilisant une large palette de chanteurs et musiciens occitanistes ayant accepté de se produire gratuitement dans ce cadre revendicatif). Nous voulons que la Langue d’òc, comme les différentes langues historiques vivantes de la République autres que le français, soit sauvegardée et promue par de véritables politiques publiques de développement de son enseignement, de son usage social et public.
Nous considérons que, malgré les imperfections de l’organisation actuelle des collectivités publiques en France et les blocages au niveau de l’Etat découlant maintenant de l’art. 2 de la Constitution, il est de la responsabilité des Conseils Généraux de jouer un rôle moteur dans ce sens. En adoptant le 10 décembre 2007 une charte en 9 articles « en faveur du catalan » (le dernier article constituant d’ailleurs un engagement à mettre en place toutes les mesures susceptibles de conforter l'usage et la diffusion de la langue occitane sur le territoire concerné »), le Conseil Général des Pyrénées Orientales a montré qu’une assemblée départementale pouvait se porter garante de la survie et de la transmission d’une langue qu’elle « reconnaît officiellement, au côté de la langue française, comme langue du département » (art. 1 de la charte).
En conséquence et comme jalons d’une action beaucoup plus déterminée en faveur de l’occitan, nous vous demandons de vous engager pour le département de l’Hérault sur les 6 points que nous joignons en annexe (ils sont l’objet d’un large consensus entre organismes occitanistes du département). Nous vous demandons de réagir à cette lettre en nous indiqnant (gardaremlaterra@yahoo.fr) synthétiquement vos engagements sur les sujets évoqués et de manière claire votre position sur le programme en 6 points annexé. Nous communiquerons à nos membres et ami-e-s en gardant bien sûr notre liberté de commentaire. Précisons que l’objet de notre Comité nécessite sa liberté de participation aux débats politiques selon les modalités qui lui paraissent les plus adaptées, dans le respect de la liberté d’opinion individuelle de ses membres.
Enfin, nous tenons à vous indiquer que notre démarche ne se réduit pas à cette interpellation pré-électorale et que nous nous efforcerons d’assurer, sur les sujets qui nous paraissent principaux par rapport à nos préoccupations, un travail collectif de suivi, de proposition et si nécessaire de contestation publique de la politique menée par l’Exécutif sous le contrôle du Conseil Général et des positions de ses membres y compris pour les nécessaires évolutions du cadre institutionnel en France et dans l’Union Européenne.
Dans l’attente de votre réponse, nous vous prions d’agréer l’expression de nos sincères salutations civiques,

Pel Comitat Gardarem la Tèrra del País Montpelhierenc
Lo Secretari

Joan-Loís Escafit

tel 04 67 58 67 80 (répondeur) et 04 67 31 04 55 ce mardi après-midi et ce mercredi matin.

Annexe 1 : Programme en 6 points pour lequel nous demandons un engagement des
candidats aux élections cantonales comme des élus déjà en place au
Conseil Général de l’Hérault

1. confier à un(e) élu(e) la responsabilité « politique » de la promotion de la langue occitane et des activités culturelles qui lui sont liées,
2. nommer un(e) chargé(e) de mission et lui affecter les moyens techniques et financiers de cette mission
3. dégager, par conséquent, une ligne budgétaire pour cette politique et engager dans celle-ci les différents secteurs d’intervention du Département : enseignement (espace occitan dans les collèges), routes et transports publics (avec signalétique écrite et orale (annonces bilingues, livre et lecture publique, manifestations culturelles, sports (tambourin, joutes, quilles…), tourisme…
4. créer un groupe de travail des élus du Conseil Général sur la question de la langue et des cultures occitanes et le réunir régulièrement
5. mettre en place un comité de concertation et de pilotage des actions départementales avec les associations et acteurs culturels en ce domaine en attendant la mise en place de conseils économiques, sociaux, écologiques et culturels qui prendraient en compte cette dimension dans chaque bassin d’emploi ou de vie
6. agir, de façon déterminée, pour :
➢ l’enseignement de la langue (enfants et adultes) : organiser l’information auprès de la population sur l’enseignement bilingue français / occitan dans le service public avec une filière bilingue complète par bassin de vie (de la maternelle au lycée, faisant suite à des éléments d’immersion en crèches, haltes-garderies, services d’assistantes maternelles); soutenir l’action du secteur associatif (calandretas) tant que le service public est incapable d’intégrer cette filière d’apprentissage par immersion impliquant fortement parents et enseignants. Le département doit impérativement demander à signer une convention avec l’État comme la Loi le prévoit à l’article L 312-10 du Code de l’Éducation ;
➢ l’animation, la création et la diffusion culturelle en occitan en structurant ce soutien par une politique de commande.
➢ une politique de communication publique faisant place à l’occitan (articles réguliers dans les journaux et sur les sites internet du département en les faisant évoluer vers un bilinguisme intégral, affichage public et annonces orales dans les lieux publics …)
➢ une politique contractuelle avec les villes et les agglomérations incluant un volet occitan (notamment pour la signalétique et pour les activités d’accueil de la petite enfance, scolaires et d’éducation populaire en commençant par les enfants les plus jeunes).

Annexe 2
La finalité de Gardarem la Tèrra
(traduction statutaire du manifeste fondateur proclamé le 9 août 2003)

Face à la crise sociale, politique, écologique, morale qui se vit au niveau local comme au niveau planétaire, revitalisation des valeurs démocratiques et sociales de solidarité, d’émancipation et de bien commun nous voulons contribuer à l’élaboration et à la mise en œuvre de solutions tendant en particulier à

1- substituer au désordre de l’impérialisme ultra-libéral un système fédéral démocratique mondial permettant une gouvernance universelle respectueuse de l’autonomie des collectivités, parce que le Peuple de la Terre a droit à la vie.

2 - dessiner les instances de la vie européenne et mondiale selon un organisation à étages, depuis les « pays », en tant qu’espaces de base de la vie sociale, jusqu’à l’inter régionalité la plus vaste, en passant par la région telle que la dessinent sa culture historique et ses relations naturelles, parce que les peuples constitutifs du Peuple de la Terre et les « pays » ont droit à la vie, c’est-à-dire au plein développement en leurs lieux et selon l’irisation de leur variété culturelle. Nous attachons une importance toute particulière à la promotion des langues qui, comme l’occitan, sont le ferment indispensable de cette variété sur leur espace géographique.

3 – imposer une régulation valable pour tous et dégagée des intérêts de quelques groupes industriels et financiers surpuissants, parce que la vie a droit à la vie. L’exploitation sauvage de la planète, le gaspillage de ses ressources, leur gestion intéressée et à court terme se font au nom d’une croissance économique qui ne peut durer indéfiniment dans un monde fini et qui ne profite qu’à une minorité d’individus et de sociétés les plus riches.

La recherche de solutions passe par la revitalisation des valeurs démocratiques et sociales de solidarité, d’émancipation et de bien commun qui ont déjà été au cœur de nombreuses luttes libératrices des enfants, des femmes et des hommes partout sur la Terre.

Ecrit par : comitat Gardarem la Tèrra del País Montpelhierenc | 04 mars 2008

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